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Côte d’Ivoire : le FMI approuve une augmentation de 224,8 millions de dollars de ses programmes de crédit

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé une augmentation de 224,8 millions de dollars de ses deux programmes de crédit pour la Côte d'Ivoire, qui atteignent désormais un montant total de 899,2 millions de dollars.

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international, qui vient d’achever son premier audit du programme économique ivoirien, a approuvé une augmentation de 224,8 millions de dollars (201,5 millions d’euros) de l’accord triennal de facilité élargie de crédit et du mécanisme élargi de crédit, deux outils financiers mis en place pour les pays qui connaissent des difficultés prolongées de balance des paiements.

Le montant cumulé de ces deux programmes de crédit atteint désormais 899,2 millions de dollars, soit 100% du quota fixé par l’institution financière.

L’achèvement de l’audit permet le décaissement immédiat de 133,8 millions de dollars, dont 37,5 consécutifs à l’augmentation. Au total, la Côte d’Ivoire a déjà touché 230,1 millions de dollars dans le cadre de cet accord.
Performance satisfaisante

L’accord triennal d’un montant initial de 674,4 millions de dollars, soit 75% du quota ivoirien fixé par le FMI, avait été signé le 12 décembre 2016, afin de soutenir les efforts des autorités pour équilibrer de manière durable la balance des paiements, promouvoir une croissance inclusive, lutter contre la pauvreté, mobiliser les financements publics et privés et se protéger des chocs économiques futurs.

« La performance de la Côte d’Ivoire concernant son programme soutenu par le FMI est satisfaisante. Le pays a pâti du choc de la détérioration des termes de l’échange et a connu des tensions sociales en début d’année. Néanmoins, les perspectives économiques ivoiriennes restent bonnes, avec une croissance annuelle estimée à 7% pour la période 2017-2019 » a déclaré le directeur adjoint du FMI Mitsuhiro Furusawa

« Les autorités ont répondu de manière appropriée aux défis actuels en diminuant le prix bord champs du cacao et en adoptant des mesures d’ajustement visant à limiter le déficit fiscal à 4,5% du PIB en 2017. les autorités ont également réaffirmé leur engagement à faire converger le déficit fiscal vers la norme de l’UEMOA de 3% du PIB à l’horizon 2019 », a-t-il ajouté.

La chute de 30% des cours du cacao depuis octobre 2016 a eu des conséquences importantes en Côte d’Ivoire. En mars dernier, le pays avait annoncé vouloir solliciter le FMI pour obtenir un soutien financier supplémentaire. Début juin, l’institution de Bretton Woods a également autorisé le pays à émettre 125 millions d’euro-obligations supplémentaires pour financer son déficit.