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Tue, Dec

Yopougon : Un garde pénitentiaire se tire dessus avec son propre fusil

On peut travailler dans un domaine où les armes à feu sont un important outil. Ce qui implique un contact permanent avec ces armes. Mais, rien ne dit qu'on en a une parfaite maîtrise. Et ça, le sergent D.I., garde pénitentiaire, en service à la Maison d'arrêt et de correction d'Agboville ( Maca), a fait la malheureuse expérience, de cet état de fait.

 

Nos sources informent, en effet, que travaillant à Agboville et résidant également dans cette localité, l'agent d'encadrement des services pénitentiaires se retrouve à Abidjan. Sans doute, à la suite d'une permission obtenue. En tout cas, nos sources n'éclairent pas vraiment sur la présence de l'agent, sur les bords de la lagune ébrié.

Mais il nous revient que l'homme ne vient pas seul à Yopougon, où il pose ses valises. Il a avec lui, son arme à feu personnelle. Rien à voir avec une dotation régulière. C'est son fusil de calibre 12, de fabrication artisanale. Un fusil nullement connu des fichiers de l'armurerie des forces militaires et para-militaires.

Le jeudi 12 octobre 2017, tôt le matin, D.I. se réveille. Et là encore, il ne se lève pas tout seul. Dans les mains, il a son « bijou », son fameux fusil de fabrication artisanale, œuvre certainement d'un forgeron des contrées du nord. Une espèce de mouflet qui pète et qui lâche de la poudre enivrante. Ça suffit, en tout cas, au bonheur de notre garde pénitentiaire.

Il prend place dans la cour et se met à nettoyer son arme, pour lui éviter toute rouille et enrayement. Mais, a-t-il pris toutes les précautions visant à le mettre à l'abri de toute déconvenue ? Vraisemblablement non. Et ce qui devait arriver, arriva.

En effet, alors qu'il s'adonne à l'exercice de nettoyage du fusil, l'homme appuie par mégarde sur la détente. Un coup de feu part alors. La décharge de chevrotines, toute chaude, vient se loger directement dans la paume gauche du soldat ; la lui broyant littéralement. Le pauvre qui lâche un cri de douleur, se débarrasse du fusil en le jetant comme la peste.

L’infortuné se tenant la main ensanglantée, est conduit aux urgences chirurgicales du Chu de Yopougon. Les éléments du commissariat de police du 17ème arrondissement, informés, se rendent sur les lieux, et procèdent à un constat d'usage.

A l'occasion, ils se font expliquer la malheureuse situation, par le blessé lui-même.

Peu après, les médecins sur place, concèdent que les urgences chirurgicales du Chu de Yopougon ne peuvent véritablement pas relever le défi du cas du garde pénitentiaire dont la main est dans un mauvais état. Il était donc question, d'évacuer le pauvre au Chu de Treichville.

Mais sérieusement, D.I. peut remercier le Ciel, de lui avoir épargné pire sort. Car, la décharge de chevrotines aurait pu atteindre, une partie beaucoup plus vitale de son corps. A savoir, la tête ou la poitrine.

Mais au delà de l'émotion, il faut s'interroger. Pourquoi le garde pénitentiaire jugeait-il utile de se procurer de façon tout à fait illégale, une arme à feu personnelle ? Est-ce pour sa sécurité à lui ? Ou pour autre chose ? Cela, il faut le savoir. Et c'est pourquoi, une enquête est ouverte sur cette affaire.